Hiérarchie des sources
La classification des preuves en quatre niveaux
Chaque élément de preuve dans une évaluation Veridi est classé selon la qualité de la source. Le niveau détermine la confiance maximale que cette preuve peut soutenir, quel que soit le nombre de sources de ce niveau qui concordent.
Niveau 1 : Sources primaires
Bases de données gouvernementales, recherche évaluée par les pairs, dossiers judiciaires, statistiques officielles, données brutes de sources faisant autorité.
Exemples : Données de recensement, résultats d’essais cliniques de la FDA, dossiers judiciaires, rapports d’évaluation du GIEC, annonces de taux d’intérêt des banques centrales.
Plafond de confiance : 95 % (avec plusieurs sources de Niveau 1 concordantes).
Niveau 2 : Sources secondaires faisant autorité
Agences de presse (AP, Reuters, AFP), vérificateurs des faits établis (affiliés à l’IFCN), experts accrédités s’exprimant dans leur domaine de compétence, rapports institutionnels d’organismes reconnus.
Exemples : Enquête de l’AP, évaluation de PolitiFact, un épidémiologiste publié discutant de la transmission des maladies, analyse économique de la Banque mondiale.
Plafond de confiance : 80 %.
Niveau 3 : Médias d’information généraux
Reportages d’information grand public, articles de journaux, bulletins de nouvelles télévisés, médias numériques d’information établis.
Exemples : Couverture par un grand quotidien, reportages de bulletins de nouvelles nationaux, sites d’information en ligne établis.
Plafond de confiance : 65 %.
Niveau 4 : Fiabilité la plus faible
Publications sur les médias sociaux, sources anonymes, médias partisans, articles d’opinion présentés comme des nouvelles, contenu autopublié.
Exemples : Fils de discussion Twitter/X, billets de blogue anonymes, communiqués de presse d’organisations militantes, publications sur des forums.
Plafond de confiance : 50 %.
Comment fonctionnent les plafonds
Le plafond de confiance est structurel et non négociable. Si les meilleures preuves pour une affirmation proviennent de sources de Niveau 3 — même dix d’entre elles, toutes concordantes — la confiance ne peut dépasser 65 %.
Ce choix de conception reflète une position épistémologique précise : la corroboration par des sources de faible qualité n’équivaut pas à des preuves de haute qualité. Dix articles de presse qui citent tous le même communiqué constituent une seule source, pas dix. Plusieurs publications sur les médias sociaux répétant la même affirmation créent l’apparence d’un consensus sans en avoir la substance.
Les plafonds peuvent se combiner :
| Niveau de sourçage | Plafond de confiance |
|---|---|
| Plusieurs sources de Niveau 1 concordantes | 95 % |
| Corroboration Niveau 1 + Niveau 2 | 90 % |
| Sources de Niveau 2 uniquement | 80 % |
| Niveau 3 avec corroboration | 65 % |
| Niveau 4 uniquement | 50 % |
| Aucun sourçage / affirmation seule | 25 % |
Indépendance des sources
La méthodologie exige de vérifier que les sources sont véritablement indépendantes : reportages différents, propriétaires différents, accès différent à l’information sous-jacente, horodatages différents. Cela permet de contrer le blanchiment de confiance, où une source unique et peu fiable est amplifiée par de multiples relais qui créent la fausse apparence d’une confirmation indépendante.
Quand les institutions se dégradent
La hiérarchie des sources suppose qu’une source de Niveau 1 produit des résultats fiables. Lorsque cette hypothèse ne tient plus — en raison d’ingérence politique, de coupes budgétaires ou de capture institutionnelle — la méthodologie applique l’Indice de fiabilité institutionnelle pour ajuster le niveau effectif.
Un organisme gouvernemental évalué au Niveau 2 ou Niveau 3 de dégradation peut voir sa production reclassée du Niveau 1 au Niveau 2 ou au Niveau 3 sur des sujets précis, avec des ancrages de comparaison (équivalents internationaux, systèmes de surveillance indépendants) consultés comme sources primaires de remplacement.
Cet ajustement s’applique par organisme et par fonction. Un organisme peut demeurer au Niveau 1 pour les données administratives courantes tout en étant rétrogradé sur des sujets politiquement sensibles où l’ingérence a été documentée.